Voir la galerie
Théâtre

18 Fév | 05h30

Extérieur - Aube - Où en sommes-nous ?

Séquence #4 de La Nuit épuisée – performance au petit matin

Mehdi Belhaj Kacem

cour Jobin, Friche la Belle de Mai,
Marseille

  • Entrée Libre

C’est le petit matin. Les corps ont perdu leurs forces, mais nous ne parlerons pas de fatigue. C’est encore autre chose. Il y a sans doute plus que de la fatigue dans l’épuisement. Une question subtile de limite et de franchissement. Là, une dernière cigarette, un moment d’écoute dans le jour bleu tendre. Le monde est tout assourdi. Des paroles sont proférées autour d’un feu. On se réchauffe. On tient plus vraiment debout. La communauté, on n’y croit pas, mais on fait semblant, pour peut-être y croire quand même. Et puis, on se souhaite une douce nuit.

En savoir plus

À propos de La Nuit épuisée

Non-stop du samedi 17 février à 15h au dimanche 18 février à 6h du matin

Sur une proposition d’Antoine d’Agata – en dialogue avec Léa Bismuth

Invités : Mehdi Belhaj Kacem, Jean-Baptiste Del Amo, Mathilde Girard, Yannick Haenel, John Jefferson Selve, Bernard Marcadé.

Une proposition de la Friche la Belle de Mai

en coréalisation avec le Cabaret Aléatoire, Radio Grenouille et le Dernier Cri.

La Nuit épuisée sera une expérience. L’épuisement est un exercice de perte des forces que nous souhaitons néanmoins fécond. C’est pourquoi la nuit sera déployée selon un scénario savamment organisé, celui d’un film impossible, constitué de temps d’approche de la pensée et des corps, d’images et de fantasmes, du crépuscule du jour à l’aube.

Dans le déploiement de ses possibles, peu de nuits sont comme celles-là : dans son épuisement et sa radicalité, celle-ci gardera en elle, en son secret, son caractère unique. Il s’agira de la traverser dans sa blancheur, par-delà sommeils et insomnies, pour tenter d’en conserver quelques traces, bribes intactes, brutes et sans fard, qui prendront la forme d’un livre collectif. L’amour, dans ses facéties multiples, l’initie et la détermine, pour mieux la réinventer, l’imaginer, la vivre jusqu’au bout. Au-delà des calculs, des espérances, contre les formes d’asservissement. Car, en une nuit, parfois, tout peut se dire. Cette nuit de dérive sera donc un pari, un passage, un risque.

Vous aimerez aussi...