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Arts Visuels

17 Fév > 18 Fév | 23h00 - 5h

Intérieur - Nuit blanche - La nuit éprouvée

Séquence #3 de La Nuit épuisée – Soirée electro & art visuels

Antoine d'Agata, Yannick Haenel, Mehdi Belhaj Kacem, Jean-Baptiste Del Amo et Mathilde Girard (programmation musicale en court)

Cabaret Aléatoire, Friche la Belle de Mai,
Marseille

L’artiste Antoine d’Agatha a choisi de montrer son œuvre White Noise au Cabaret Aléatoire en une installation in situ de 18 écrans, d’une crudité absolue et d’une brutalité extrême au cœur d’un contexte organisé autour de la musique et de la fête.

Programmation musicale à venir.

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Désormais, la nuit est bien avancée. Les corps se pressent pour entrer dans la boîte. Au Cabaret Aléatoire, White Noise sera montré en une installation in situ de 18 écrans. Le contexte est sans doute particulièrement inapproprié pour la diffusion d’une telle œuvre, jetant aux regards une crudité absolue et une brutalité extrême.

Antoine d’Agata s’en explique : “ je souhaite montrer cette œuvre dans les conditions les plus violentes qui soient, au cœur d’un contexte organisé autour de la musique et de la fête, afin de créer une confrontation avec un public pris au dépourvu, obligé d’affronter, quand il s’y attend le moins, d’autres histoires, d’autres fêtes, tristes, barbares ou chaotiques. Mélanger la vie à la vie, forcer le regard sur le monde, déranger le confort de la fête, contaminer les esprits quand les corps sont sujets à la transe, à l’excès, à l’intensité. L’épuisement comme chemin possible vers d’autres types de perception et de compréhension, voilà un peu le but de cette étrange action ».

Pendant ce temps, les écrivains invités Yannick Haenel, Mehdi Belhaj Kacem, Jean-Baptiste Del Amo et Mathilde Girard se joindront à l’oubli collectif, discrètement ou pas, écrivant ou pas, intensifiant leur pratique ou pas, dansant ou pas. Les yeux néanmoins bien ouverts, braqués sur ce vide-là, sur tout ce qui ne se formule pas à voix haute, mais se vit dans le corps et dans la tête. Une sorte de film invisible peuplé de voix encore inaudibles s’écrira pendant cette nuit de dérive.

L’installation White Noise sera ensuite visible gratuitement au Cabaret Aléatoire dimanche 18 février de 13h à 19h

Bon à savoir : déconseillé aux moins de 18 ans, des images peuvent heurter la sensibilité de certains.

À propos de La Nuit épuisée

Non-stop du samedi 17 février à 15h au dimanche 18 février à 6h du matin

Sur une proposition d’Antoine d’Agata – en dialogue avec Léa Bismuth

Invités : Mehdi Belhaj Kacem, Jean-Baptiste Del Amo, Mathilde Girard, Yannick Haenel, John Jefferson Selve, Bernard Marcadé.

Une proposition de la Friche la Belle de Mai

en coréalisation avec le Cabaret Aléatoire, Radio Grenouille et le Dernier Cri.

La Nuit épuisée sera une expérience. L’épuisement est un exercice de perte des forces que nous souhaitons néanmoins fécond. C’est pourquoi la nuit sera déployée selon un scénario savamment organisé, celui d’un film impossible, constitué de temps d’approche de la pensée et des corps, d’images et de fantasmes, du crépuscule du jour à l’aube.

Dans le déploiement de ses possibles, peu de nuits sont comme celles-là : dans son épuisement et sa radicalité, celle-ci gardera en elle, en son secret, son caractère unique. Il s’agira de la traverser dans sa blancheur, par-delà sommeils et insomnies, pour tenter d’en conserver quelques traces, bribes intactes, brutes et sans fard, qui prendront la forme d’un livre collectif. L’amour, dans ses facéties multiples, l’initie et la détermine, pour mieux la réinventer, l’imaginer, la vivre jusqu’au bout. Au-delà des calculs, des espérances, contre les formes d’asservissement. Car, en une nuit, parfois, tout peut se dire. Cette nuit de dérive sera donc un pari, un passage, un risque.

Partenaires

Une coproduction de la Friche la Belle de Mai avec le Cabaret Aléatoire

Dates et horaires

Durée : 6 heures

Infos billetterie

Payant

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